Circuits de randonnée

Circuit de la Tourbière (4 Km – 1 h 20)

Circuit familial qui longe la tourbière de Vred. Il emprunte des petites routes, des sentiers et le chemin de halage de la Scarpe. En période de pluie, le port de chaussures étanches est indispensable. N’oubliez pas votre paire de jumelles et votre guide de botanique.

Circuit de Germignies (8,5 Km – 2 h 30 à 3 h 00)

Parcours facile empruntant des parties urbaines sur le territoire de Vred, les berges de la Scarpe et des chemins agricoles, à la découverte du terril de Germignies Nord et ses paysages de steppe, de bois et ses nombreuses mares. En période humide, se chausser en conséquence. Ne quittez pas les sentiers aménagés et la balisage au sein du site départemental de Germignies-Nord.

 

La Tourbière de Vred

La tourbière de VRED, zone humide continentale d’une superficie de 41 hectares s’inscrit dans le système alluvial de la basse Scarpe (près de 40 000 ha). Elle repose sur des alluvions tourbeuses dans lesquelles l’eau circule très difficilement en raison de l’absence quasi-totale de pente : situé entre 16 et 17.5 mètres, le site tend à décrire une cuvette par rapport à son environnement immédiat.

Géologiquement, la réserve se caractérise par une accumulation hétérogène de sables et d’argiles tertiaires reposant sur des couches crayeuses.

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La variété des milieux (bois, étangs, roselières, sphagnales) et les nombreuses unités de végétation (33 au total) accueillent une diversité de vie étonnante (flore, invertébrés, vertébrés et fonge).

A ce jour, ce patrimoine est riche, au moins 267 espèces végétales (17 protégées), plus de 170 espèces de champignons (dont 15 uniques pour la région), 98 espèces d’arachnides et opilions, 16 espèces d’odonates, 6 espèces d’amphibiens (dont Rana arvalis), 98 espèces d’oiseaux (près de 60 nicheurs)…

La formation millénaire des tourbières alcalines de la plaine de la Scarpe et de l’Escaut est liée à la présence quasi permanente de l’eau. Cette saturation ralentit la décomposition des débris végétaux qui s’accumulent en grande quantité.

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Dès le XIIe et jusqu’au XVIIIe siècle, par manque de bois, les tourbières furent exploitées pour fournir un combustible de chauffage.

La tourbe pouvait atteindre une épaisseur de huit mètres puis, après séchage au soleil, pouvait être brûlée dans la cheminée.

Dès l’exploitation du charbon (autre combustible) les exploitations à tourbe ont cessé. Plus riches que les prairies humides, les tourbières concentrent une multitude d’espèces animales et végétales rares et exceptionnelles : la grande douve, la grenouille des champs, la leucorrhine, la Rubiconde (libellule).

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Eglise Saint Sarre

L’église était autrefois un édifice très ancien, situé vers Pecquencourt, que rappelle la rue de la vieille église. Cette église a pour patronyme celui très rare de Saint-Sarre. C’est un saint né à Lambres-lez-Douai au VIIe siècle. Après avoir été donnée à l’abbaye d’Anchin, l’abbé en nomme le curé, choisi parmi ses moines ou dans le clergé séculier, droit qu’il conserve jusqu’à la Révolution.

Jugée trop petite et trop excentrée, elle est reconstruite dans le centre du village en 1860. Elle est rebâtie sur les plans de l’architecte Léon Lejuste, dans le style néogothique alors à la mode. C’est un édifice en brique, avec la tour en façade agrémentée de pierre. Une fine flèche couronne cette tour, flanquée de petits clochetons en pierre blanche. La construction, mal conçue ou mal fondée, a bougée avant sa finition. C’est l’architecte Aimé Dubrulle qui va terminer cet édifice en l’ancrant solidement par des tirants de fer. Une plaque à l’intérieur en évoque la mise en œuvre : Cette église commencée le 15 avril 1860 par M. Lejuste, architecte, a été terminée le 31 décembre 1865 par M. Dubrulle Aimé, arch.

Les architectes Lejuste et Dubrulle ont œuvré dans la région, notamment à Landas, Saméon, Orchies, etc. A l’intérieur, dans la chapelle Saint-Sarre, se trouve un monument en chêne et marbre noir qui rappelle le souvenir du curé bâtisseur, l’abbé Louis François Vanreust qui a été en poste ici de 1835 à 1893.

La paroisse de Vred a pour patron Saint Sarre. La boiserie et la toile qui contenaient la représentation de Saint Sarre ont été dévalisées et brûlées sous la Révolution vers 1792. Un nouveau tableau fut réalisé à Douai et transporté jusqu’au pont de Vred par bateau. Il fut réinstallé dans l’église le 17 Janvier 1820.

Le 24 Avril 1887 a lieu la bénédiction d’une statue de St Sarre par M. l’Abbé Vanreust, assisté de Messieurs les curés de Pecquencourt et Rieulay. Les reliques de St Sarre furent conservées quelques temps à Cambrai.

Le 22 Novembre 1891, l’église de Vred reçoit une relique de St Sarre, offerte gracieusement par M. le Curé de Lambres avec l’approbation de Mgr. Thibaudier, archevêque de Cambrai. Transportée solennellement du presbytère à l’église avec la Grande messe, elle est placée devant un autel élevé dans le chœur pour la circonstance.

M. l’Abbé Vanreust, curé de Vred durant 58 ans est décédé le 10 août 1893. Il fut remplacé par M. l’Abbé Noisette qui quitta la paroisse le 14 septembre 1903. Le corps de l’Abbé Vanreust a été transféré de l’ancien cimetière dans le nouveau et inhumé dans la maçonnerie du Calvaire, propriété de la paroisse, le 29 septembre 1901.

 

Histoire

218px-blason-ville-fr-vred-nord-svg Blason : « d’Azur semé de fleurs de lis d’or au cerf d’argent passant sur le tout ».

En 1046, le seigneur de Vred est cité dans une charte du comte de Flandre, comme ayant le droit de pêche sur la Scarpe, depuis la « rasce des Pomières » (à l’ouest), jusqu’ à la « rasce de Rieulay » (à l’est).

En 1079, le fameux Ansel de Ribemont, qui tenait Vred en bénéfice de Gérard II, évêque de Cambrai, donne ce village à l’abbaye d’Anchin.

Vers 1415, le lieutenant de la Gouvernance de Douai ayant fait pendre, sur le territoire de Vred, une femme poursuivie comme empoisonneuse, le duc Jean de Bourgogne, comte de Flandre, en ordonne la remise immédiate à la justice de l’abbaye.

Ce prince fit aussi défense à ses officiers de ne lever aucun impôt sur les habitants de Vred, parce que ce village appartenait à l’abbaye en libre « alleu ».

Le 12 octobre 1578, cérémonie de réconciliation au cimetière, accomplie par le prieur François de Bar, ce lieu béni ayant été souillé par le sang d’un maraudeur.

En 1712, dans un fort existant près de la « Manche », ou pont de Vred, les ennemis avaient mis une garnison et du canon ; après la déroute de Denain (24 juillet), ces troupes s’enfuirent ; la cavalerie française passa la Scarpe en cet endroit pour commencer l’investissement de Marchiennes.

La cure de Vred était à la nomination de l’abbé d’Anchin, qui y plaçait à son choix un moine d’Anchin ou un prêtre séculier, avec la qualification de chapelain, maison de pasteur. La cure fut sécularisée à la fin du XVIIème siècle.

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